Dans ses photographies, Christophe Beauregard travaille le portrait comme un espace de construction. Depuis le début des années 2000, il photographie des figures contemporaines — célébrités, anonymes, enfants, corps tatoués, figures marginales ou surexposées comme les paparazzi — saisies dans des états instables, entre transformations en cours, identités rejouées et apparences réversibles.

Souvent frontaux, parfois maquillés, dénudés ou dissimulés, les visages et les corps qu’il photographie apparaissent comme des surfaces visibles, des masques. Loin de révéler une intimité, ils donnent à voir ce qui se joue dans l’apparence : le rôle, la posture, le jeu avec les codes, et cette tension constante entre le désir d’être unique et la nécessité de se conformer aux normes.

Réalisées en studio ou dans des dispositifs volontairement construits, souvent à grande échelle, ses images s’éloignent du documentaire pour affirmer une écriture photographique assumée. Christophe Beauregard fabrique des situations où la photographie devient un lieu d’entre-deux, un espace de friction entre visibilité et effacement, contrôle et abandon, affirmation de soi et normalisation.

Depuis Pinder, série consacrée à l’univers du cirque, jusqu’aux séries Semantic Tramps, Pentimento ou Hush… Hush, en passant par Sari et l’enfance, il explore des figures prises dans des zones intermédiaires : entre vrai et faux, exposition et retrait, transformation et persistance d’une identité reconnaissable. Plus récemment, Why Not Portraits ? revisite les codes du portrait en studio, tandis que Vianney D. interroge les constructions identitaires contemporaines.

Parallèlement à ses portraits de célébrités et au fil de ses séries consacrées aux SDF (Semantic Tramps, 2008), aux portraits en studio (Why Not Portraits?, 2023) ou aux figures masquées (It’s Getting Dark, 2014), Christophe Beauregard n’a de cesse de scruter les jeux de l’identité contemporaine : comment le corps fait les frais de notre obsession de donner un sens à l’existence, ou de cette envie très postmoderne d’être unique tout en restant conforme aux normes.

Son travail a été exposé au Centre Pompidou-Metz, au CENTQUATRE-PARIS, à la Schirn Kunsthalle Francfort, au Museo dell’Opera del Duomo de Prato, ainsi qu’en galeries françaises et internationales. Il vit à Paris ; son studio est au Bateau-Lavoir à Montmartre. Il est représenté par la Ségolène Brossette Galerie.

STUDIO
Le Bateau-Lavoir
13, place Émile Goudeau, 75018 Paris
office@christophe-beauregard.com
+33 (0)6.73.68.99.71

SEGOLENE BROSSETTE GALERIE
15, rue Guénégaud, 75006 Paris
contact@segolenebrossette.com
+33 (0)‭6 19 80 71 74‬

CV

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