dima
  • devils in disguise

    Je vous présente Hulkluk, Diablozaure, Rangermysterio.... Ces sympathiques monstres sont-ils de simples enfants jouant dans les bois ? Avec cette série, je tente de montrer comment l’imaginaire de nos rejetons est formaté par l’industrie des biens culturels.

    Il s’agit là de questionner l’identité, cette fois par le déguisement et la transformation. Absorbés dans leur jeu, bouts de bois en guise d’armes, ces enfants sont photographiés dans la forêt. Lorsque je leur demande de se métamorphoser en créatures de leur choix, les déguisements hybrides sont de rigueur. Des néologismes sont donnés à ces nouveaux personnages. Portrait d’une jeunesse plurielle.

    Les photographies de la série Devils in Disguise procèdent d’une mise en scène. Prenant pour toile de fond la forêt, un enfant déguisé est saisi en pleine action dans une posture héroïque, offensive ou défensive rappelant les actions des (super) héros vernaculaires dont s’inspirent ces postures. Chaque mise en scène procède de la fusion de deux personnages hybridés : à l’image de leur accoutrement, les petits héros portent alors des noms composites tels des mots-valises (le costume de Hulk et le ceinturon de Lucky Luke donnant lieu à Hulkluck, la cape de Batman et le bonnet du père Noël à Christmasman…). Ces créatures évoquent les hybridations de Ralph Eugene Meatyeard ici débarrassées de leur monstruosité pour laisser place à une imagerie populaire dont les signes sont immédiatement identifiables. 

    Expositions :

    2010 Devils in disguise, TPTP Art Space, Paris

    Tirage Inkjet Baryta 315g 
    Edition à 8 exemplaires, tous formats confondus, numérotés de 1/8 à 8/8, + 2 EA.