• Fleurs

    Voici ma toute nouvelle série inédite Fleurs, 2020 initiée pendant le confinement à Paris entre mars et mai 2020 dans mon atelier parisien au Bateau-Lavoir.

    Portraitiste, mes recherches tentent habituellement de montrer comment dans nos sociétés actuelles le corps anonyme fait les frais de cette obsession contemporaine à donner un sens à son existence. Mes portraits de personnalités et mes projets sont montrés dans la presse comme Libération, Les Inrockuptibles, Le Monde, L’Oeil, ou à l'étrangères comme Le Matin en Suisse, Esse au Canada. Puisque pendant cette crise sanitaire les commandes se sont subitement arrêtées, puisque nous ne pouvions plus sortir, j’ai donc du reconsidérer mon approche photographique ! Je me suis alors tourné vers la photographie de « nature morte ». A l’instar de mes précédentes séries, j’ai recherché à créer des espaces dans l’image par des lumières colorées, sans retouche de postproduction. J’ai simplement imaginé que j’étais au théâtre, et que je découvrais sur la scène d’une pièce imaginaire des fleurs disposées dans le décor.

    https://www.centrephotogeneve.ch/galerie-photographie-que-faites-vous-quand-vous-ne-faites-rien/?type_0=gallery&album_gallery_id_0=35

  • portraits

    Le Monde, Libération, Les Inrocks, L'Œil, Bilan, Air France Magazine, Le Matin, etc.

  • why not portraits ?

    Why not portraits ?, 2019

    «Ce nouveau projet photographique a pour objectif de rassembler des portraits d’hommes et de femmes anonymes dans une série, apparemment sans aucun autre point commun que de porter une attention particulière à leur corps et leur apparence. 

    Comme dans certaines toiles de Matisse du début du XXème siècle, ces modèles photographiés devant des fonds imprimés se tiennent au premier plan, questionnant ainsi les rapports de la figure au fond. Quand je vois certaines de ses peintures, je comprends le sentiment qui s‘en dégage, car on le retrouve dans les lignes, dans la composition, dans la couleur et les motifs. 

    Il peut exister un lien formel entre ce fond et les matières des vêtements, soit au contraire la figure se détache. Les tenues sont neutres aplatissant la perspective et les rapports aux tissus, troublant ainsi la perception habituelle. 

    Ici dans la continuité des grands corpus photographiques historiques - je pense notamment à August Sander, Diane Arbus, Richard Avedon-, c’est une étude plutôt anthropologique sur les transformations de soi qui oeuvrent en silence et sculptent les comportements de tout à chacun. Je recherche plutôt une étrangeté, un sentiment ou un trouble, tout en tentant à l’instar de mes séries précédentes, de décrypter les signes extérieurs d’une modernité. 

    Les modèles anonymes représentées ici semblent dans le temps flottant de la recherche de soi, les contours de leur personnalité encore au travail. »

    Expositions :
    2019 Les Immémoriaux, exposition personnelle, Ségolène Brossette Galerie, Paris, Fr.

              

  • sari

    Sari, 2019

    Cette envie de shooter ces images m’est venue durant l’été 2015, alors en villégiature dans un village de Corse du Sud. Frappé par la liberté dont jouissaient les enfants, j’entreprends de les photographier dans les décors naturels aux alentours du village : maquis, forêt, rivières, routes, etc. J’y ajoute aussi des ambiances, des paysages, des animaux, des scènes de la vie locale. Je photographie un réel sans détournements au plus près de mes sensations. 

    Dominique Baqué écrit à propos de Sari :
    (…) voici donc le monde solaire de l’enfance, que l’artiste capte au coeur du village de Sari d’Orcino, en Corse du Sud – la série s’intitulant d’ailleurs « Sari ». (…)
    (…) Entre mer, soleil, maisons, cavernes et forêts, c’est une allégorie de l’Eden perdu qui semble se déployer ici. Pour autant, toute part de lumière recèle son inévitable part d’ombre, et ne voir dans l’enfance que l’innocence relèverait d’une mièvre naïveté. Or il n’entre aucune mièvrerie dans les images de Christophe Beauregard. Bien au contraire : elles sont fortes, puissantes, brutes, aussi. Mais davantage encore : quelque chose sourd souvent derrière la belle apparence, quelque chose d’impalpable et de difficilement définissable, qui relève d’une menace dont on ne sait si elle va se préciser et s’actualiser, ou non. (…) »

    Sari, 14 photographies sur 25. 
    Plus d'images sur demande.

    Exposition :
    2017 Dec. 3 au 8 avril 2018, Galerie Rue Antoine, Paris 18. Avec le soutien d'EXPOSED.

    Catalogue :
    2018   Sari, Édité par Christophe Daviet-Thery, Design Bizzarri-Rodriguez, Publié par EXPOSED.

     
     
  • hush…hush

    Hush…hush, 2014

    Avec « Hush… Hush », je fais appel à un paparazzi professionnel qui revêt les tenues utilisées lors de ses planques afin de mettre en évidence l’un des aspects de ce métier : le travestissement. À la technique de la dissimulation s’ajoute celle du déguisement : le photographe, en se fondant dans le décor, devient invisible aux yeux de sa proie et peut se saisir de l’image convoitée. L’art du camouflage permet ainsi de pourvoir à cette quête d’images susceptibles d’alimenter les magazines people. Le leurre est ici mis à profit et se décline à travers plusieurs mises en scène d’une parfaite artificialité : à l’hôpital, à l’hôtel Lutetia, au bois de Boulogne, à la mairie du 7e arrondissement à Paris. Le métier de paparazzi se rapproche alors curieusement de la performance d’acteur.

    Cette série est exposée au Centre Pompidou Metz à l'occasion de l'exposition collective, Paparazzi ! Photographes, stars et artistes, du 28 février au 30 juin 2014. Voir + Elle sera également visible à la Schirn Kunsthalle de Frankfurt, de juin à octobre 2014.

    Expositions :

    Paparazzi ! Photographes, stars et artistes,
    Centre Pompidou-Metz, du 26 février - 9 juin 2014, Metz, France
    Schirn Kunsthalle Frankfurt, du 27 juin - 12 octobre 2014, Allemagne

    Publications :

    Catalogue d'exposition Paparazzi! Flammarion, 2014
     
     
  • le meilleur des mondes ?

    Le meilleur des mondes ?, 2012

  • pentimento

    Pentimento, 2011

    Alors que les tatouages et le body art sont à la mode dans nos sociétés contemporaines, je m’intéresse à un phénomène plus discret : le dé-tatouage. Une tentative de révéler ce qui est en train de disparaître.

    Expositions :
    2011 Trompe le monde, solo show Galerie Briobox, Paris

     

  • devils in disguise

    Devils in disguise, 2010

    Je vous présente Hulkluk, Diablozaure, Rangermysterio.... Ces sympathiques monstres sont-ils de simples enfants jouant dans les bois ? Avec cette série, je tente de montrer comment l’imaginaire de nos rejetons est formaté par l’industrie des biens culturels. Portrait d’une jeunesse plurielle.

    Les photographies de la série Devils in Disguise procèdent d’une mise en scène. Prenant pour toile de fond la forêt, un enfant déguisé est saisi en pleine action dans une posture héroïque, offensive ou défensive rappelant les actions des (super) héros vernaculaires dont s’inspirent ces postures. Chaque mise en scène procède de la fusion de deux personnages hybridés : à l’image de leur accoutrement, les petits héros portent alors des noms composites tels des mots-valises (le costume de Hulk et le ceinturon de Lucky Luke donnant lieu à Hulkluck, la cape de Batman et le bonnet du père Noël à Christmasman…). Ces créatures évoquent les hybridations de Ralph Eugene Meatyeard ici débarrassées de leur monstruosité pour laisser place à une imagerie populaire dont les signes sont immédiatement identifiables.

    Audrey Illouz, commissaire et critique d’art.

     
     
  • las vegas

    Las Vegas, 2009

  • chirurgies

    Chirurgies, 2005

  • pinder

    Pinder, 1993

    Dans cette série intitulée Pinder, je réalise des portraits des gens du cirque au moyen format en négatif noir et blanc. C’est ma première vraie série photographique, avec laquelle je passe mon diplôme aux Beaux Arts en 1993.

    Attiré par l’univers sensoriel et romantique du cirque, les odeurs, les lumières, les visages, les corps en mouvement je choisis de rencontrer ces gens de la balle et de les photographier entre le chapiteau et leur caravane, dans cet endroit de passage et de no man’s land. Il n’y sont ni en représentation ni dans leur intimité, mais dans un entre-deux.