• why not portraits ?

    Ce nouveau projet photographique a pour objectif de rassembler dans une série des portraits d’hommes et de femmes anonymes remarquées et sollicitées au hasard de mes rencontres, apparemment sans aucun point en commun que de porter une attention particulière à leur corps et leur apparence, dans un mouvement incessant d’invention et de reéinvention d’eux mêmes. Je recherche plutôt une photogénie, un sentiment ou un trouble.

    La photographie explore et trace chez ces modèles cette limite et frontière subtile entre un sentiment de soi et une image donnée aux autres, un monde intérieur et son image projetée dans le monde.

    Comme dans certaines toiles de Matisse du début du XXème siècle, ces modèles photographiés devant des fonds à motifs se tiennent au premier plan, questionnant ainsi les rapports de la figure au fond. Il peut exister un lien formel entre ce fond et les matières des vêtements, soit au contraire la figure se détache. Les tenues sont neutres aplatissant la perspective et les rapports aux tissus, troublant ainsi la perception habituelle. 

    Ici, à l’inverse des grands corpus photographiques historiques (August Sander, Diane Arbus, Richard Avedon, etc.) je ne travaille pas pour documenter un ensemble sociologique. C’est une étude plutôt anthropologique sur des transformations de soi qui oeuvrent en silence et sculptent les comportements de tout à chacun. Les personnes anonymes représentées ici semblent dans le temps flottant de la recherche de soi, les contours de leur personnalité encore au travail. Le portrait devient sculpture. 

    Et contrairement à mes précédentes séries, le masque de cette modernité y est moins évident : les symptômes de notre individualisme contemporain véhiculés par notre société de l’apparence et de l’esthétique personnelle y sont plus subtils. On retrouve cependant des thèmes déjà abordés dans des séries comme Pentimento, Chahut ou Chirurgies

    Formellement ce sont des images qui baignent dans une lumière douce, réalisées sur des fonds colorés, à motifs imprimés et systématiques, à l’inverse des portraits de presse ou de commande, le plus souvent sur fonds blancs ou noirs. Ces tissus sont tous achetés au Marché Saint Pierre dans le 18e de Paris ; pour les clichés je les choisis soit en amont des prises de vues, soit avec le modèle lors des séances photo.

    Expositions :
    Les Immémoriaux, exposition personnelle, 10 septembre au 19 octobre 2019, Ségolène Brossette Galerie, Paris, Fr.
    Work in progress, exposition collective, 18 mai au 20 juillet 2019, Ségolène Brossette Galerie, Paris, Fr.

     

  • devils in disguise

    Je vous présente Hulkluk, Diablozaure, Rangermysterio.... Ces sympathiques monstres sont-ils de simples enfants jouant dans les bois ? Avec cette série, je tente de montrer comment l’imaginaire de nos rejetons est formaté par l’industrie des biens culturels. Portrait d’une jeunesse plurielle.

    Les photographies de la série Devils in Disguise procèdent d’une mise en scène. Prenant pour toile de fond la forêt, un enfant déguisé est saisi en pleine action dans une posture héroïque, offensive ou défensive rappelant les actions des (super) héros vernaculaires dont s’inspirent ces postures. Chaque mise en scène procède de la fusion de deux personnages hybridés : à l’image de leur accoutrement, les petits héros portent alors des noms composites tels des mots-valises (le costume de Hulk et le ceinturon de Lucky Luke donnant lieu à Hulkluck, la cape de Batman et le bonnet du père Noël à Christmasman…). Ces créatures évoquent les hybridations de Ralph Eugene Meatyeard ici débarrassées de leur monstruosité pour laisser place à une imagerie populaire dont les signes sont immédiatement identifiables.

    Audrey Illouz, commissaire et critique d’art.

    Expositions :

    2010 Devils in disguise, TPTP Art Space, Paris

    Tirage Inkjet Baryta 315g 
    Edition à 8 exemplaires, tous formats confondus, numérotés de 1/8 à 8/8, + 2 EA.
     
     
     
  • it’s getting dark

    Invited to pose at my studio, I would ask these anonymous women and men to hide their faces with a piece of clothes of their choice, denying to face reality. The first photographs of this series were shooted during an artistic residency at the CENTQUATRE-Paris.

    Exhibitions :

    It's Getting Dark Centre Pompidou-Metz, du 8 mai au 31 juillet 2014
    Nuit Blanche 2016, Paris, Fr

     

     

     

  • sari

    Cette envie de shooter ces images m’est venue durant l’été 2015, alors en villégiature dans un village de Corse du Sud. Frappé par la liberté dont jouissaient les enfants, j’entreprends de les photographier dans les décors naturels aux alentours du village : maquis, forêt, rivières, routes, etc. J’y ajoute aussi des ambiances, des paysages, des animaux, des scènes de la vie locale. Je photographie un réel sans détournements au plus près de mes sensations. 

    Dominique Baqué écrit à propos de Sari :
    (…) voici donc le monde solaire de l’enfance, que l’artiste capte au coeur du village de Sari d’Orcino, en Corse du Sud – la série s’intitulant d’ailleurs « Sari ». (…)
    (…) Entre mer, soleil, maisons, cavernes et forêts, c’est une allégorie de l’Eden perdu qui semble se déployer ici. Pour autant, toute part de lumière recèle son inévitable part d’ombre, et ne voir dans l’enfance que l’innocence relèverait d’une mièvre naïveté. Or il n’entre aucune mièvrerie dans les images de Christophe Beauregard. Bien au contraire : elles sont fortes, puissantes, brutes, aussi. Mais davantage encore : quelque chose sourd souvent derrière la belle apparence, quelque chose d’impalpable et de difficilement définissable, qui relève d’une menace dont on ne sait si elle va se préciser et s’actualiser, ou non. (…) »

    Exposition :
    2017 Dec. 3 au 8 avril 2018, Galerie Rue Antoine, Paris 18. Avec le soutien d'EXPOSED.

    Catalogue :
    2018   Sari, Édité par Christophe Daviet-Thery, Design Bizzarri-Rodriguez, Publié par EXPOSED.

     
     
  • pentimento

    In Pentimento, the viewer is privy to an intimate world of regret. Shot in the homes of individuals undergoing tattoo removal, this series portrays the subject’s desire to undue their permanent act of rebellion. Beauregard commented, “While tattoos and body art are all the rage in today's society, I am interested in a discrete phenomenon: tattoo removal. An   attempt to reveal what is disappearing.” 

    Exhibitions :

    2011 Trompe le monde, solo show Galerie Briobox, Paris

    Publication :

    2012 Repentirs, Néon
  • semantic tramps


    « The report that Christophe Beauregard dedicated to the SDF is so true that it becomes fake. These men and women are actors, the stigma of lacking is made of make up, and their dirty clothes are costumes. »
    Gérard Lefort, extracted from « Misère en scène », Libération August 21th 2007. (read on liberation.fr)

    Catalogs :
    2008 Semantic tramps, 13 photographies, texte inédit d’Arlette Farge, 40 pp, Editions FILIGRANES

    Critiques and commentaries :
    2009 Dominique Baqué, L'effroi du présent : Figurer la violence, Flammarion 09-2009
    Semantic Tramps, Les Inrockuptibles n°684, page 33
    2007 Gérard Lefort, Misère en scène, Libération du 21 août 2007, Grand angle, pp. 26-27

    Analog colour print mounted on aluminium, face mounted on glossy pexiglass.
    Edited in 3 exemplaries, numbered from 1/3 to 3/3
    Scale with frame : 35,43 inches x 35,43 inches.
    Edited in 4 exemplaries, numbered from 1/4 to 4/4
    Scale with frame : 19,68 inches x 19,68 inches.
  • le meilleur des mondes ?

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  • chirurgies

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  • las vegas

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  • chahut

    Durant l’été 2013 je découvre la Revue de Bergerac en écoutant l’émission Sur la route de France Culture. Tous les trois ans au Cercle Musical de Bergerac, une troupe de bénévoles et d’amateurs de tout âge crée et invente des costumes, des textes, des décors pour une revue de Music-hall tout en lumières, strass et paillettes. La journée ces bénévoles sont étudiants, actifs, en recherche d’emploi ou retraités, le soir ils se métamorphosent en chanteurs, danseurs ou comédiens amateurs.

    Intrigué par sa résistance aux codes de la production de biens culturels, je décide de contacter le Cercle Musical, qui m'ouvre ses portes. Sous la forme d’un reportage je fais poser ces hommes et ces femmes dans un cadre intime ou professionnel. Au portrait d’un acteur de la Revue, je juxtapose un détail d’un décor, d’un costume ou une ambiance de la Revue, livrant ainsi au spectateur des indices sur les personnages inventés pour le spectacle.

    Voici Chahut , ma vision de cet univers mêlant naturel et trompe l’oeil. Ces photographies ont été prises à Bergerac entre janvier 2013 et mai 2015.

    Expositions :
    2015 Chahut, La Nouvelle Galerie, Centre Culturel Bergerac,France
    Catalogues :
    2015 Chahut, 44 photographies couleur, 56 pp, Coproduction Christophe Beauregard, La Nouvelle Galerie 

    Tirage C Print.
    Dimensions sans cadre : 90 x 60 cm. 
    Edition à 5 exemplaires, numérotés de 1/5 à 5/5, + 2 EA. 

     

  • hush…hush

    A series of photographs shows paparazzi in various states of disguise – including a man in full camouflage, hiding in the undergrowth of the Bois de Boulogne.

    Exhibitions :

    Paparazzi ! Photographes, stars et artistes,
    Centre Pompidou-Metz, du 26 février au 9 juin 2014

    Publications :

    Catalogue d'exposition Paparazzi! Flammarion, 2014
    Magazine Néon, La belle planque, mars 2014